Vie de famille

Devenir maman ou récit des plus beaux jours de ma vie

Devenir maman…ces deux mots qui ont toujours résonné en moi. J’ai toujours perçu la maternité comme quelque d’extraordinaire, une aventure magique. Un lien si fort qui unit un bébé à sa maman. Cette relation inexplicable qui fait qu’une mère est prête à tout pour ses enfants. Cela m’a toujours fascinée et émue au plus profond de mon être.

Donc forcément, quand j’ai eu l’âge (et surtout le chéri!!) de me lancer dans cette si grande aventure, vous imaginez un peu le bonheur que j’ai ressenti. Pourtant j’étais dans une période de ma vie un peu délicate. Au sortir de mes études, je n’avais pas obtenu mon concours de professeur des écoles, et j’avais décidé de tout abandonner pour emménager avec ma moitié, et subvenir à mes besoins de façon autonome. En gros, je voulais quitter mon petit cocon familial pour me prouver que j’étais capable, à présent, de m’assumer seule.

J’ai alors transformé mon petit job d’été en CDI. J’ai bossé comme vendeuse en milieu hospitalier pendant près de 3 ans…et j’ai vite compris que je ne ferai pas ça toute ma vie. J’avais beaucoup de mal à faire face à l’agressivité des gens, leur manque de délicatesse, leur impolitesse, moi qui suis finalement un vrai cœur d’artichaut. J’ai fini par perdre confiance en moi et par commencer à déprimer. Je devais réagir! J’ai voulu me reprendre en main et me suis lancée dans la préparation du concours d’orthophoniste. Ce fut un échec , comme certaines le savent peut-être, beaucoup d’appelés et peu d’élus. Tanpis, tant mieux, nous allions pouvoir mettre en route notre autre projet à chéri et à moi-même (bon ok, c’est surtout moi qui ai poussé pour le mettre en route!): concevoir notre 1er enfant. Que d’excitation!! Enfin, je vais connaître ce que c’est que donner la vie, le vivre au plus profond de moi puisque je vais porter ce bébé 9 mois. Je mets donc entre parenthèses mon désir de reconversion pour vivre pleinement cette période magique qui s’annonce.
C’est parti. J’arrête la pilule en mai 2011, je n’arrive toujours pas y croire. Et nous laissons alors faire Dame Nature. Grande émotion chaque mois quand arrive la date présumée des règles. Un jour de retard…peut-être que!!! Crotte…ce ne sera pas pour cette fois! Pas grave, un nouveau cycle démarre déjà. Et puis, finalement, lors de mon 4ème cycle, un léger retard me fait espérer une fois de plus. Aller, je n’en peux plus d’attendre, je pars acheter le test de grossesse qui va peut être changer ma vie. Une fois mon petit travail accompli, je pose le bâtonnet par terre sans oser trop le regarder…mais je n’arrive pas à attendre le temps recommandé dans la notice. Aller, je le saisis. Au premier abord, je ne vois rien. Rohh, quand-même…je m’approche d’un peu plus près et là…Il y a bien une deuxième petite barre, pâle, mais elle est là. Ça y est, mon rêve est en train de devenir réalité. Je n’ose y croire. Je vais être maman.

Je vais alors vivre une grossesse des plus agréable, je suis en forme, je n’ai pas de nausée, pas de symptome particulier hormis un diabète gestationnel qui me contrarie un peu dans les derniers semaines, mais ça va! Je peux alors pleinement rêver à mon futur bébé. Je lui tricote des petites brassières, je prépare ses petites affaires, etc. Je passe certaines soirées totalement absorbée dans des reportages axés sur l’accouchement (baby-boom ou autres tellement vrai!), et je ne peux m’empêcher de pleurer à chaque naissance (ça promet!). C’est fou, le moment où le bébé sort du ventre de sa maman et où on le pose sur elle, ça me prend aux tripes, je suis complètement bouleversée à chaque fois. Bon les hormones jouent aussi me direz-vous, mais ça arrive encore à me le faire aujourd’hui.

De fil en aiguille, on se rapproche du jour J. J’espère secrètement accoucher plus tôt que prévu (comme pas mal de mamans je pense), genre 2 semaines avant terme, ça serait pas mal! Mais mon bébé prend le temps de se faire une petite beauté, et nous voilà rendus à la veille du terme. Toujours aucun signe. J’ai rendez-vous le lendemain pour faire le point, monito et tutti quanti. Je regarde la TV le soir avec chéri, je vais bien commencer à ressentir une ou deux petites contractions quand-même! Que nenni!! Je file me coucher.

Boooom!! (Presque le même boom que quand elle se lève encore aujourd’hui! Cf: billet précédent) Comme un coup ressenti dans le bas du ventre qui me réveille en sursaut. Et puis, ahhh ça serrrrt…ouf ! Ça s’arrête. J’ouvre l’œil, il est 02h45. Chéri dort paisiblement à côté de moi. Bon je me retourne, j’essaie de me rendormir. Et puis rebelote. Je sers les dents. Une fois la contraction passée, je décide d’aller aux toilettes mais je sens déjà qu’il est en train de se passer quelque chose. Je me recouche quand-même, on va pas commencer à s’affoler non plus. Et bim ça me reprend une troisième fois en 15 minutes et un peu plus fort encore. Bon là, y’a pas à c…., le travail a commencé! Je secoue chéri, il est temps de l’informer de la situation. Il me répond complètement dans le gaz : « ok… mais, je peux me rendormir?! » . Heuuuu, comment te dire… Je n’insiste pas, je vois bien qu’il est encore dans les bras de Morphée. Je vais alors patienter environ une heure en serrant les dents car j’ai déjà des contractions toutes les 3 à 5 minutes. Entre temps chéri a pris conscience que le Grand Moment était arrivé et qu’il était temps de se lever. Nous voilà partis pour la maternité. Arrivée sur les coups de 4h00, je suis dilatée à environ 5/6 cm, on me pose la péridurale dans la foulée. Mais du coup, la fin du travail va prendre un peu plus de temps. Vers 10h00, vient le moment tant attendu de la poussée et là, je sens l’émotion m’envahir. Je reste concentrée pour pousser mon bébé vers la sortie. Mais quelque chose inquiète la sage femme, le cœur de bébé commence à fatiguer et quelque chose l’empêche de sortir. Là, je vois entrer une horde de personnels soignants. Je regarde chéri, paniquée. Son sourire qui dit: « ne t’en fais pas, ça va bien se passer » me rassure tellement à cet instant, je me ressaisis, c’est pas le moment de flancher! On me pose les forceps, et, à 10h19, notre petite fille arrive enfin. J’explose en pleurs, trop d’émotion. Je suis maman. Elle est là. Mais je ne la vois pas encore. Elle est emmenée à toute vitesse pour recevoir les 1ers soins car elle est née avec le cordon autour du cou. Quelques minutes plus tard, on la ramène dans un petit berceau, près de moi. Nos regards se rencontrent alors pour la première fois, deuxième vague d’émotion. Elle m’observe si intensément, comme si elle savait que c’était moi alors que je ne l’ai pas encore prise, ne lui ai pas encore parlé. On se fixe comme cela un moment. Je suis si touchée de voir qu’elle a mon regard , je le remarque tout de suite, ainsi que ma bouche (celle de mon papa). C’est bien ma fille, ça y est je suis maman. J’en garde un souvenir empreint d’un tel bonheur , une telle plénitude, une magie qui fait tout s’arrêter alors autour de soi. Plus rien d’autre ne compte, juste elle et nous, ses parents.

Je ne peux qu’avoir envie de remettre ça! D’ailleurs très vite, j’ai envie de vivre à nouveau cette expérience si intense. Mais après avoir convenu d’une rupture conventionnelle dans mon ancien travail, je reprends les études au 1er anniversaire de ma fille. ‘Tous attendrons un peu. J’ai besoin d’aller au bout de ce projet pour me prouver que j’en suis capable. Et ça paye, l’année d’après j’obtiens mon concours de professeur des écoles. Je suis alors stagiaire pendant 1 an, et en fin d’année scolaire, nous pouvons mettre en route bébé 2. C’est parti! Arrêt pilule en février et comme pour ma 1ère grossesse, ça fonctionne au bout du 4ème cycle. Début juin, pour l’anniversaire de ma grande, petit retard également, difficile de patienter. Alors achat d’un 1er test, négatif. Bon, j’y croyais un peu quand-même. Mais toujours pas de règles, le lendemain, second test…négatif. Ok, elles vont arriver…le surlendemain, chéri me dit: « c’est pas possible, refais-en un » . Sans trop y croire je réitère, et cette fois, je vois s’afficher trèèès timidement une seconde barre! Joie immense! La grande aventure est sur le point de recommencer. Là, ça ne va pas être exactement la même histoire, puisque je suis très fatiguée et que je ressens des nausées (chaque grossesse est bel et bien différente). Pas de diabète cette fois, ça c’est la bonne nouvelle, je vais pouvoir manger tout ce qui me fait envie. Le reste se passe pour le mieux. Ma grande est très contente de devenir bientôt grande sœur. Même excitation quand nous nous rapprochons du jour J. Un mois avant, je n’en peux déjà plus, je me traîne, je suis fatiguée et j’ai tellement hâte de rencontrer ma deuxième petite fille. Je prépare ma valise, au cas où. Mais ayant accouché à terme la 1ère fois, je ne veux pas me faire de faux espoirs. Pourtant, 3 semaines avant, je me couche une nouvelle fois avec aucun symptôme. J’ai hjuste fait constater à chéri que mon ventre semblait être bas d’un coup. Je pressens quelque chose, on verra bien! À 6h une première douleur en bas du ventre, aïe ! Je me retourne, une seconde contraction, puis une 3ème. Ok, ça y est, le jour J semble se présenter à nous avec  21 jours d’avance. Je crains un peu pour mon bébé qui était annoncé à 3 kg à terme. Ne va-t-elle pas être trop crevette? En bonne santé? Je décide de rester confiante. J’avertis chéri, nous finissons de préparer les affaires calmement, ainsi que notre poupette numéro 1 qui a école ce jour-là. Tout se goupille à merveille, nous la déposons à l’école et nous mettons en route pour la maternité illico presto. Je suis dilatée à 6 cm et peux donc recevoir la péri. Je vis quasiment le même accouchement que pour mon aînée. Même durée. À 13h20, lors d’une dernière poussée, j’attrape ma fille moi-même et la pose tout contre moi (pas de cordon cette fois). Deuxième plus beau jour de ma vie. Je n’en reviens pas, ce tout petit être pour qui je ressens déjà un amour si fort. J’aime l’avoir contre moi, la dorloter, la regarder, la nourrir. J’avais déjà allaité ma grande les deux 1ers mois, et cette relation extraordinaire qui nous a unies le temps de l’allaitement, j’avais envie plus que tout de la vivre avec ma deuxième. Je voulais même prolonger l’expérience jusqu’à ses 6 mois, si possible. Tout avait fonctionné pour la 1ère, ça allait donc rouler pour ma 2ème! Et bien non. Ma poupette ne prenait pas de poids, elle s’endormait dès que je la mettais au sein. Au bout de 3 semaines de grand stress quand à sa prise de poids et après quelques biberons (lait maternel et en poudre) qu’elle semblait mieux prendre, j’ai fini par abandonner. Ça a été tellement difficile, je ressens encore ce regret. Mon bébé, je n’ai pas pu , su te donner mon lait. Grande inquiétude, vais-je réussir à tisser avec toi la même relation qu’avec ta grande sœur?  Notre relation est certes différente mais tout aussi forte. Je t’aime si fort ma petite chérie, mon bébé.

Devenir votre maman a été et restera la plus belle chose que j’ai faite dans ma vie. Je vous aime tellement et je suis si fière!

Maintenant, profitons!

(Je ne désespère pas de vivre la grande aventure, qui sait, une troisième fois!!)

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Vie de famille

Apprendre à se séparer de sa maman

Aujourd’hui, je souhaite aborder une des grandes problématiques qui anime notre famille ces derniers temps: l’angoisse de séparation qu’exprimente notre aînée en ce moment. Ça fait plusieurs semaines que cela dure maintenant, et ça commence à être long pour mon compagnon et moi-même (surtout moi puisque je suis en permanence à la maison!). 

Cette crainte n’est pas apparue du jour au lendemain, non, elle a quasiment toujours été là. Sauf qu’avec le rythme école, garderie, maison, copains, etc. , cela a tendance à s’effacer, voire à disparaître . Seulement, en cette période de graaaaaandes vacances , les peurs se sont invitées au quotidien rendant certaines journées trèèèès longues! 

Un peu de concret pour y voir plus clair. Ça commence au réveil, bien entendu, par un grand : booooom! Notre grande se jette du lit et j’entends ses petits pieds tambouriner le parquet comme si il fallait qu’elle échappe à je ne sais quel monstre caché dans sa chambre. Après le vacarme lié à ce lever en fanfare s’ensuit un instant critique : l’ouverture de nos portes respectives…grincements et autres frottements rauques sont de rigueur (aaaah, le charme de l’ancien!). Autant vous dire qu’il n’en faut pas plus au numéro deux pour bondir dans son lit à barreaux et gémir jusqu’à ce que je me lève à mon tour! Grrrrr! Moi qui était en plein rêve…Bref, en réalité, j’ai compris que notre grande se levait aussi brutalement car elle a une crainte: qu’on se lève pour aller déjeuner sans elle. 

En fait, je me suis rendue compte qu’elle avait UNE grande crainte, celle de manquer des moments avec nous. Et cela est d’autant plus marqué depuis la naissance de sa sœur (qu’elle aime par ailleurs beaucoup). J’ai pourtant eu du mal à l’admettre: pour moi, il était impossible qu’elle soit jalouse de sa petite sœur car nous ferions tout pour qu’elles se sentent aimées et choyées à l’identique . C’est d’ailleurs ce que nous avons mis en œuvre dès le départ, mais visiblement ça ne suffit pas.

Au quotidien, c’est parfois usant. Je ne peux pas me déplacer dans la maison (qui est sur trois niveaux) sans que mes deux filles ne soient scotchées à moi. Une fois le petit  déjeuner terminé , je m’occupe par exemple du repassage dans le salon, ma plus petite joue calmement dans son coin, ma grande commence à tourner en rond…je lui propose alors d’aller jouer dans sa chambre. Et bien non, elle refuse,  » je VEUX rester avec vous!! » me dit-elle sur un ton des plus autoritaire. Alors qu’une fois lancée, elle peut passer de longs moments à jouer seule. Mais là non. Elle va donc aller voir sa sœur, le jeu va commencer à dégénérer et les cris reprendre de plus belle! Bon, aller, on monte prendre les douches! (on monte toutes les trois, sinon ça n’est pas drôle!) . C’est ainsi qu’il y a plusieurs jours ma grande m’avait fait une ÉNOOORME crise, comme ça lui arrive régulièrement d’en faire d’ailleurs . Elle était ENFIN en train de jouer seule, calmement dans sa chambre. Discrètement, je prends la petite avec moi (afin de la surveiller en même temps car une prise ou un petit objet sont vite à portée de main n’est ce pas!) , et me dirige vers la salle de bain pour prendre ma douche. Et là, c’est le drame! Ma grande entend ce qui est en train de se jouer dans son dos : sa mère et sa sœur se sont fermées dans une pièce sans elle! Ni une, ni deux le « Je VEUX rester avec vous! » refait surface. Je reste calme: « non ma cherie, je ne fais que surveiller ta sœur, ne t’inquiète pas, tu peux continuer à jouer. » (Tappements de pieds et cris se font entendre) « Je ne cèderai pas, je suis juste à côté et je n’en ai pas pour longtemps. » S’en suit une vraie crise de nerf avec coups de pieds dans la porte, cris et grosses larmes. Autant vous dire que c’est la douche la moins délassante que je n’ai jamais prise…j’ai pris sur moi mais cette colère a vraiment été difficile à canaliser. En sortant, je l’ai punie dans sa chambre le temps qu’elle se calme pour pouvoir parler ensuite. 

Nous avons essayé toutes les méthodes avec son papa. D’abord, rester fermes et punir à chaque crise (peu concluant sur la durée même si on ne peut pas laisser passer ces colères), rester calmes ou au contraire prendre notre grosse voix, crier parfois, souvent, ce qui n’est PAS la solution, j’en ai pleinement conscience. Mais épuisés moralement de devoir tout négocier et ne jamais avoir un moment à nous, c’est malheureusement la solution de la facilité qui a souvent pris le pas. 

Et puis un jour, après avoir tout fait pour lui faire plaisir, passé du temps avec elle en tête à tête, l’avoir rassurée sur la place qu’elle occupait  dans notre famille et dans nos cœurs, ça a été la crise de trop. Nous étions toutes les trois en voiture, la radio en route. Ma grande me demande de changer la station sur un ton une fois de plus autoritaire. Je refuse. Elle commence à faire une colère, je coupe la radio. Je reste calme. Et là, je me reçois un gros coup de pied dans le dos. C’est la première fois (et la dernière j’espère) qu’elle a ce genre de geste. Je suis sous le choc. Nous arrivons à la maison et heureusement mon chéri a fini de bosser. Je lui passe le relai. Il la monte dans sa chambre où elle va rester le temps de se calmer. De mon côté je prends l’air.

Nous avons alors eu une nouvelle discussion ensemble, au calme. Nous l’avons à la fois recentrée sur sa place de petite fille, et à la fois rassurée sur notre amour à son égard. Mais au-delà de ces difficultés, je traversais moi-même une passe difficile, et ma fille l’avait percu (elle m’avait même vue pleurer une fois sans pour autant me questionner à ce moment-là). J’ai voulu revenir avec elle sur ce fait. Et bien, aller savoir si c’est cela qui l’a tranquillisée, mais je lui ai dit que ça n’était pas sa faute, que ça n’avait aucun rapport avec elle, qu’elle ne devait pas s’en faire.

Depuis cet épisode, cela va beaucoup mieux. Les colères se sont dissipées, je crois même qu’il n’y en a pas eu de nouvelle. Mais cette difficulté à se détacher de moi est toujours là. Je crois que c’est clair, ma fille est une éponge (comme beaucoup d’enfants) et est très sensible aux ressentis de sa maman. Mais en plus de cela, le lien qui nous unit depuis sa naissance est si fort qu’il l’empêche aujourd’hui de se détacher sereinement de moi pour pouvoir s’épanouir de son côté, et grandir. Comme je l’écrivais dans mon premier billet, nous allons pratiquer des activités chacune de notre côté à la rentrée et je pense que ça va nous faire le plus grand bien. Depuis sa naissance, j’ai toujours eu moi-même beaucoup de mal à me séparer d’elle. Seulement avec l’arrivée de sa petite sœur que j’ai aussi envie de coocooner et l’envie de penser un peu plus à moi aujourd’hui (car élever deux enfants ça n’est pas de tout repos, disons-le), je pense qu’elle a eu l’impression quelque part que je l’abandonnais. Or, j’ai tellement envie qu’elle existe pour elle-même, prenne confiance en elle et tout simplement soit heureuse. Je pense que je dois rester patiente, ne pas la brusquer, et la laisser se décoller de moi à son rythme (facile à dire mais difficile à mettre en œuvre!). Arrêter de trop crier (oui j’ai une grande gouaille!) et l’aider à prendre confiance en elle. Je dois donc surtout la laisser faire des choses sans moi (cf mon premier billet), exister par et pour elle-même. Ma jolie poupette que j’aime tant, ma petite rebelle❤️.

Affaire à suivre ! 

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Passer deux mois en tête à tête avec ses enfants

Pour ce premier billet, je vais aborder une problématique inhérente à beaucoup de mamans instits, mais également à bien d’autres mamans…à savoir, comment organiser et gérer les vacances scolaires avec ses enfants. Et par la même occasion , toute une série de questionnements d’ordre matériel… mais pas que!! 

En effet, ces vacances d’été passées avec mes 2 filles âgées de 5 ans et 18 mois n’ont pas été de tout repos! Et pourtant, c’est l’un des avantages non négligeable de mon métier, pouvoir passer du temps (bcp de temps hein!) avec ses enfants. Avant de choisir cette profession, je savais d’ores et déjà (même avant d’être maman) que je souhaitais un emploi qui me permette de passer du temps en famille, car pour moi, la famille, c’est sacré!! Et pour le coup, j’ai été servie! 

Mais il faut avouer que ça ne coule pas de source ces deux longs mois à trouver des occupations, à gérer les crises de ma grande, à essayer de gérer les tâches de la maison…en tout cas, pas pour moi! 

Alors parfois je m’interroge: suis-je à la hauteur? Est-ce normal d’accuser le coup parfois? Est-ce une si bonne idée de vouloir « gérer » ses enfants toute seule? 

Et bien ces vacances ont eu le merite de me faire avancer et prendre conscience d’un certain nombre de choses. Car oui, je crois qu’il faut bien l’avouer, je suis une maman poule, presque louve qui a beaucoup couvé (et couve encore d’ailleurs!) ses petites poupettes! Ce qui explique en parti pourquoi nous en sommes rendus là avec mon chéri aujourd’hui. Par exemple, au moment où j’écris ce billet, les deux se chamaillent pour pouvoir se coller à moi (pourtant on est déjà H24 ensemble!!) J’ai surtout eu ce lien très fort avec mon aînée (je parlerai certainement de son arrivée et de cette relation intense dans un prochain article) et aujourd’hui ça n’est pas facile pour elle de me laisser plus de 5 minutes seule (d’autant plus depuis l’arrivée de sa sœur : autre billet en prévision!). 

Or, j’ai construit et recherché cette relation quasi fusionnelle avec elle, toutefois sans en avoir vraiment conscience. Mais aujourd’hui je m’aperçois qu’elle, comme moi, avons besoin d’air pour s’épanouir chacune de notre côté et pouvoir mieux se retrouver ensuite!

J’aime, j’adore avoir mes filles tout le temps avec moi! Mais avec ces vacances, j’ai compris que j’avais aussi besoin de prendre du temps pour moi. En effet, je me suis un peu mise de côté ces dernières années, pour me consacrer à mon rôle de maman (qui est le plus beau rôle qu’il est possible d’endosser dans une vie selon moi). Mais si je veux être une « bonne » maman , je dois accepter de me couper de mes filles de temps à autre , de déléguer , pour aspirer à de réelles bouffées d’oxygène, et me construire en tant que femme aujourd’hui.

Voilà la première (et pas des moindres) réflexion que j’ai pu mener cet été! Ce qui a conduit au constat suivant: arrêter de culpabiliser et de trop se remettre en question :suis-je capable, vais-je y arriver, est-ce normal de trouver certaines journées longues et difficiles?… Réponses: oui oui et oui! Je le fais bien, et puis je suis certaine que bien d’autres mamans sont dans mon cas! N’est-ce pas??…(rassurez-moi!!)

Par conséquent, d’après moi (et en ce qui me concerne), voici les trucs et astuces pour passer de bonnes vacances tout en ayant ses enfants avec soi:

– déléguer certaines choses et renoncer à certaines autres afin de se libérer l’esprit et vraiment en profiter (par exemple, laisser quelques tâches menagères au chéri, après tout nous aussi on bosse!; ou encore accepter que sa maison ne soit pas niquel)

– alterner temps passés avec ses enfants et moments pour soi dans la journée : par exemple, chez nous, les filles vont à la sieste ou faire un temps calme dans leur chambre de façon systématique après le repas de midi. Nous ne le faisions plus pour la grande depuis la naissance de sa sœur , pensant qu’elle n’en avait plus besoin. Or, la plupart du temps elle s’endort, et ça nous permet d’avoir enfin un moment dans là journée à nous (quand chéri ne bosse pas en début d’après-midi). Et ça! Ça n’a pas de prix.

– Programmer quelques sorties dans la semaine où l’on peut retrouver par exemple des amies ayant aussi des enfants : les enfants se décrochent des parents et ont également un moment pour eux où ils peuvent laisser libre cour à leur imagination tout en partageant avec des petits de leur âge (oui, eux aussi ont besoin de sociabilisation…c’est long deux mois sans copain!) Bon j’ai la chance d’avoir pas mal d’amies qui ont de grandes vacances comme moi, mais ça marche aussi au parc, à la piscine, etc. Varier si possible permet de ne pas lasser les enfants et soi-même (car tous les jours au même parc c’est un peu longuet tout de même).

-ENFIN, LA clé de tout selon moi, s’accorder du temps pour soi!! Le soir quand chéri est rentré, aller faire un peu de sport, aller boire un verre avec des amies…ça paraît peut être évident pour beaucoup mais pour moi, ça ne l’était pas du tout avant. Et de temps à autre, confier les enfants aux grands-parents (qui n’attendent que ça d’ailleurs) pour, soit passer du temps avec chacun des enfants en solo, soit pour passer du temps à tête à tête avec chéri (car on est aussi un couple avant d’être parents!!).

Bref, le mot d’ordre, ne pas s’oublier, ne JAMAIS s’oublier car c’est fondamental pour mener une vie de famille saine et épanouie!

Je vais donc tâcher de mettre à profit toutes ces réflexions pour prendre de nouvelles résolutions à la rentrée: inscrire mon aînée à une/des activité(s) à l’extérieur pour qu’elle s’épanouisse en dehors du cocon familial et prenne confiance en elle; m’inscrire moi-même à une activité pour chaque semaine avoir mon moment à moi; laisser les filles un weekend de temps en temps pour passer du temps en couple (car on s’est un peu oubliés nous deux aussi depuis quelques années).

Aller, dans un peu plus de deux semaines c’est la rentrée, on se reprend en main et on s’aménage un peu plus de temps pour soi pour s’occuper encore mieux de ses enfants chéries ensuite! Let’s go!